Habermas ?
















La vague était prévisible
Raz des marées tirant à pierre fendre de chaque côté du globe
Devant, vers les vues peu précises des conséquences
Derrière, vers ce qui restera dans le plutôt noir des erreurs fortuites

Dans le container qui s'échappe, embarquer Habermas
Que depuis si longtemps j'attends ?
Les autres, les embarquer ?
M'attacher aux fils tendus de ceux qui enlaceraient la fuite ?
Les pages s’empilent comme un baume à la clef
Encartonnées pour leur lointain usage
Les compagnons de route, sages, droits comme des quais
Et ceux délaissés qui attendront ici les éventuels retours.

Les éléments disparates de l'ordre défait jonchent le sol
L'emploi du temps est dur, saturé des vieux cadrans en suspension
Un chaos s'impose avant les ruptures
Et son déluge draine, draine, vidange
Toujours trop de tout
Les bornes des faits soudain
S'effondrent sous la charge

L'aventure, on croit !
Mais c'est en dessous
Dans une explosion hilare du brio
Une explosion programmée crainte depuis la lâcheté des gènes
Pourtant si violemment désirée

Les trombes d'eau grise du nord-ouest me soulèvent
Derrière les bannières menteuses des indices
Plus vraiment de quotidien
Ne pas se confondre avec ce qui vous entoure
L'omission pèse toujours trop tard
C'est dans l'inconsistance que se fraye le rien impossible
Qui nettoie les rouilles



Avril 2012