Dernier














Tout ici sonne paisiblement son propre glas
Limpide au matin puis fané
Coulant sans bruit dans les interstices de son usure
Les places fortes de l'avant se referment sans compter
Ni le lieu ni le temps d'où elles s'arrachent
Pour toujours la coupe au bord des lèvres
Au ras bord de l'été finissant
L'adieu des  visions pliées sous leurs duplications
Presque infinies, presque
Le regard a tétanisé chaque muscle de mes rues
Les échoppes au long court, les allées mondaines
Dernière rumeur des vents avant qu'ils soient levés
La terre est plate quand on la quitte
Je ne redresserai pas les vols qui s'effondrent
Ni les ruées vers le soleil qui pourrit là-bas
Dernier recul dans la précision du connu
Dernier sourire plaqué sur le passage moelleux du connu
L'ouverture à nu des jeux se fait large et s'y engouffre l'irréversible
J'y vais
J'y vais


Août 2012

Déménagement N° 9

Jour moins six